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Endométriose : tout ce qu’il faut savoir sur cette maladie gynécologique

Table des matières

L’endométriose : Qu’est-ce que c’est ?

L’endométriose est une pathologie qui survient très fréquemment chez les femmes. Selon les données de l’Inserm, une femme sur dix est concernée par cette maladie gynécologique encore mal connue. Selon l’Association française de lutte contre l’endométriose (EndoFrance), 70% d’entre elles souffrent de douleurs invalidantes (particulièrement dans leur vie sexuelle) et 40% présentent des problèmes d’infertilité.

Cette maladie affecte à la fois l’endomètre proprement dit (d’où le nom), mais aussi la couche de cellules tapissant l’intérieur de l’utérus. L’endométriose est effectivement liée à la présence en dehors de l’utérus, de tissu plus ou moins similaire à la muqueuse utérine.

Parfois asymptomatiques, de nombreuses femmes vivent des années durant avec cette maladie sans qu’elles le sachent vraiment. Elle fait partie de ces maladies chroniques faisant le plus souvent, objet d’un retard de diagnostic. Si elle ne nécessite pas toujours une prise en charge en urgence, elle est pourtant à l’origine, chez beaucoup de femmes, d’intenses douleurs du bas-ventre survenant notamment au moment des règles. Il s’agit généralement de crampes gynécologiques ponctuelles et chroniques. Toutefois, il faut savoir que la hantise avec l’endométriose demeure le risque redoutable d’une infertilité.

Est-ce que l’endométriose est une maladie grave ?

À part le fait que l’endométriose entraîne une douleur le plus souvent invalidante, elle reste une pathologie bénigne, et donc de gravité minime. Il faut aussi noter que cette maladie gynécologique ne rend pas stérile ; par contre, elle intervient dans les processus de la fertilité. En effet, l’endométriose perturbe la fertilité de la femme atteinte de la maladie puisque l’excès de tissus non évacués va altérer le bon fonctionnement des ovaires. Ce qui explique pourquoi certaines femmes ne parviennent pas à avoir des enfants.

La difficulté réside dans le fait qu’il est impossible de déterminer qui parmi les femmes atteintes d’endométriose, aura du mal ou pas, à avoir une grossesse. Toutefois, différents traitements existent pour y remédier. D’où l’importance de se faire diagnostiquer au plus vite afin d’optimiser au mieux la prise en charge de votre cas d’endométriose. Selon un spécialiste, « l’infertilité qui découle de l’endométriose n’est pas toujours définitive ». En effet, en cas de désir de grossesse, il est toujours possible de recourir à la chirurgie sauf que cette décision se fera au cas par cas.

L’endométriose : comment est-ce que ça arrive ?

Si le mécanisme physiopathologique n’est pas encore pour l’heure bien identifié, l’hypothèse principale avancée reste celle de l’implantation de fragments d’endomètres provenant de menstruations rétrogrades. Il faut savoir qu’en temps normal, sous l’action des hormones, l’endomètre s’épaissit chaque mois. En l’absence de grossesse, elle se désagrège et va être alors évacuée au cours des règles.

Chez certaines femmes, ils arrivent que pendant les règles, du sang peut effectivement passer par les trompes au lieu de s’écouler par le vagin ; et parvenir jusqu’à la cavité abdominale, transportant alors avec lui des fragments d’endomètres. Aucune maladie ne se développe parce que le système immunitaire s’occupe de détruire ces éléments indésirables. En revanche, chez une personne qui souffre d’endométriose, ces fragments ne seront pas éliminés. Ils vont par conséquent, finir :

  •  Soit dans les couches profondes de l’utérus : le tissu utérin qui se déplace peut entraver la nidation de l’ovule fécondé et bloquer ainsi la fécondation à cause de la présence d’un kyste. La formation d’adhérences peut également empêcher la libération de l’ovule ou encore son passage vers l’utérus par les trompes de Fallope. Des situations favorisant toutes, la diminution de la fertilité.
  • Soit se fixer à distance de l’utérus. Ils vont le plus souvent se fixer à la surface des organes constituant la cavité pelvienne. Citons entre autres les trompes de Fallope, la vessie, les ovaires, les ligaments utéro-sacrés, le rectum. Plus exceptionnellement le poumon et le cerveau. Plusieurs organes à la fois peuvent être atteints d’endométriose chez une même patiente.

Quelles sont les localisations de l’endométriose ?

Selon la profondeur, cette maladie peut soit se présenter sous forme de petites lésions millimétriques appelées endométriose péritonéale superficielle (c’est-à-dire qui touche le péritoine, l’enveloppe du ventre et des organes) soit de nodules plus volumineux et profonds : l’endométriose profonde ou encore sous forme de kystes ovariens appelée endométriomes.

Les symptômes de l’endométriose varient également en fonction des organes touchés. Voilà pourquoi il existe plusieurs types d’endométrioses selon la localisation dont les principales sont :

  •   L’endométriose ovarienne
  • L’endométriose péritonéale
  • L’endométriose digestive
  • L’endométriose vésicale
  • L’endométriose urétérale
  • L’endométriose pariétale
  • L’endométriose pelvienne profonde
  • L’endométriose ombilicale
  • L’endométriose thoracique

Endométriose : à quel âge survient-elle ?

L’endométriose est une maladie gynécologique touchant les femmes en âge de procréer, soit habituellement entre 25 et 50 ans. L’âge moyen au moment du diagnostic est de 27 ans, mais cela n’empêche pas à ce que l’endométriose se développe aussi chez les adolescentes.

Quels sont les différents facteurs de risque de l’endométriose ?

Selon les données de l’Inserm, sur 90 pourcent des femmes présentant des saignements rétrogrades, uniquement 10 pourcent d’entre elles vont développer des lésions d’endométriose. Le développement de l’endométriose fait ainsi intervenir des facteurs de susceptibilité individuelle pouvant être à caractère héréditaire. Une prédisposition familiale au premier degré peut tout aussi bien représenter un facteur de risque.

Toute douleur pelvienne survenant chez une femme dont la mère/sœur présente une endométriose doit alarmer. Selon les résultats de recherche, sa survenue est plus probable chez des femmes à risques. On entend ainsi des femmes :

  • Qui ont eu précocement leurs règles ou ont arrêté d’avoir leurs menstruations plus tardivement
  • Ayant des cycles menstruels courts (moins de 28 jours)
  • Présentant des règles abondantes pouvant aller jusqu’à plus de 8 jours
  • Nullipare c’est-à-dire qui n’ont jamais eu de bébé ou encore celles qui sont devenues mères qu’après l’âge de 30 ans.
  • Présentant des anomalies structurelles de l’utérus défavorables à l’implantation d’un embryon. On parle le plus souvent d’antécédents gynécologiques comme le port de stérilet, le recours à une électrocoagulation du col, des curetages utérins, etc.
  • Exposés in utero au diéthylstilbestrol (DES), molécule prescrite pour empêcher les fausses couches (interdit depuis 1971 aux États-Unis)
  • Exposée au tabagisme.

L’endométriose : Comment savoir si vous en souffrez ?

Si l’on a tendance à considérer qu’il n’y a rien de plus normal que de souffrir durant les règles, ce n’est pas toujours évident. Si elles sont raisonnables, oui. Cependant, il faut avoir à l’esprit que souffrir à long terme de règles douloureuses, ce n’est pas forcément normal. Toute douleur inquiétante par son intensité, sa résistance au traitement habituelle, son aggravation dans le temps doit inciter à la vigilance, notamment chez les femmes en âge de procréer.

Comme expliqué plus haut, l’endométriose est induite par la migration de fragments d’endomètre. Ces fragments seront par la suite, à l’origine de lésions ou de formations kystiques au niveau des parois qu’ils colonisent. Ils deviennent ensuite très douloureux pendant les règles menstruelles. Devant quels symptômes devrait-on alors s’alarmer ?

Dysménorrhée.

Le symptôme le plus fréquent de l’endométriose est celui des menstruations douloureuses, que l’on appelle également dysménorrhée. En fonction de chaque femme, l’apparition de ces douleurs peut soit précéder, accompagner ou survenir en post-menstruations. Elles sont le plus souvent abondantes et irrégulières. D’ordinaire très intenses, elles empêchent la plupart du temps les femmes qui en souffrent de s’adonner à leurs occupations habituelles. Les douleurs d’endométrioses sont à ce point handicapantes au point que les femmes atteintes ne peuvent même pas se lever. Il faut noter que le caractère cyclique de la douleur est d’emblée très évocateur de la maladie d’endométriose.

Dyspareunie.

En dehors de la période des règles, les patientes peuvent présenter une dyspareunie. On entend par ce terme, toute douleur contractée pendant ou après les rapports sexuels. La douleur peut aboutir à une réduction de la libido jusqu’à une disparition totale de relations sexuelles tant la douleur ressentie au fond du vagin au cours de la pénétration est importante.

Douleurs abdominales/ douleurs pelviennes.

Les plaintes de douleurs abdominales appelées aussi douleurs pelviennes sont également fréquentes. Localisées habituellement au niveau du bas-ventre, ces sensations de douleur sont parfois marquées de crises violentes à type de coup de poignard. Elles peuvent également se projeter jusqu’au niveau du bas du dos ou même atteindre les jambes et s’accompagner de décharges électriques traversant tout le corps.

Troubles digestifs.

Les femmes atteintes d’endométriose peuvent aussi souffrir de troubles digestifs. Citons entre l’apparition de maux de ventre à répétition, de troubles de transit comme la diarrhée ou une constipation rebelle. Toutefois, il est important de souligner que toute douleur du bas-ventre ne signifie pas toujours endométriose.

Troubles urinaires.

Des brûlures mictionnelles ou toute autre difficulté d’uriner (dysurie), l’impossibilité d’uriner voire une défécation douloureuse, peuvent aussi l’accompagner. Ces derniers signes surviennent très rarement. Selon les données classiques de la médecine, l’endométriose explique également 25 à 50% de la stérilité des femmes.

Est-il normal de se sentir fatiguée lorsqu’on a de l’endométriose ?

La réponse est malencontreusement oui. En effet, la sensation de fatigue accompagne fréquemment les symptômes de l’endométriose. Il s’agit le plus souvent d’une fatigue chronique liée directement à la maladie, mais qui peut aussi, être exacerbée par les traitements ou leurs effets.

Pourquoi fait-elle mal ?

Étant sensibles aux hormones féminines, les lésions d’endométriose vont se comporter comme du tissu utérin. Elles vont donc proliférer, saigner et induire la formation de cicatrices fibreuses à chaque cycle menstruel. Il arrive parfois chez certaines patientes qu’une importante innervation de ces lésions entraîne l’apparition de douleurs vraiment extrêmes.

En effet, lorsque les fragments de l’endomètre finissent par se retrouver à des endroits où ils ne devront pas être, cela va induire une réaction inflammatoire. Irritées, les terminaisons nerveuses localisées à proximité de la lésion enverront d’emblée un message douloureux au cerveau. Le tissu qu’il innerve va alors en réponse, s’arrêter naturellement de bouger, se rétracter et devenir douloureux à son tour. Ce que l’on entend par là, c’est que chez les femmes atteintes d’endométriose, l’inflammation n’est en rien à l’origine de la douleur. Il s’agit plutôt d’une douleur de type neuropathique. Voilà pourquoi les anti-inflammatoires sont peu efficaces dans l’endométriose, excepté au moment de la survenue des règles.

Comment se fait le diagnostic d’endométriose ?

Il arrive à ce que l’endométriose soit asymptomatique et ainsi sans conséquence sur la fertilité. Dans certains cas, elle peut être indolore, mais présente toutefois un retentissement sur la fécondité. Le diagnostic est posé dans le cadre d’un bilan de stérilité. Lorsque les symptômes de la maladie sont présents, c’est souvent la douleur qui prédomine. Il faut noter que son intensité n’est pas proportionnelle à l’importance des lésions d’endométriose.

L’endométriose est une de ces maladies gynécologiques conduisant à une errance diagnostique. D’ailleurs, en pratique elle est souvent diagnostiquée de façon tardive. Plusieurs années peuvent s’écouler entre la manifestation des premiers symptômes et la confirmation de l’endométriose. Votre médecin traitant fait le point par rapport à l’ampleur des symptômes douloureux. Si besoin, il pourrait vous adresser à un spécialiste en gynécologie voire en gynécologie obstétrique. Comme indiqué supra, même si vous ne présentez aucun signe, cela n’élimine pas pour autant le diagnostic d’endométriose.

Des examens paracliniques peuvent être demandés afin de bien asseoir le diagnostic d’endométriose dont :

– L’échographie abdomino-pelvienne

L’échographie abdomino-pelvienne va pouvoir visualiser s’il existe oui ou non de lésions d’endométriose. Pour un meilleur rendu des lésions à rechercher, l’échographie pelvienne doit être effectuée par voie endovaginale (la sonde de l’échographe étant placée dans le vagin, l’opérateur obtiendra des images de meilleure qualité).

– L’IRM

L’IRM est pour sa part, prescrite en seconde intention. Il va servir :

  • À mettre en évidence d’éventuelles lésions d’endométriose situées au niveau du péritoine ou encore des viscères (rectum, vagin, utérus, vessie, uretère, intestin grêle …) ;
  • À caractériser les lésions (leur nombre, leur emplacement) avant de décider un traitement chirurgical.

On a vu plus haut que l’endométriose peut se localiser à différents niveaux de notre organisme. En fonction de son emplacement, d’autres examens plus spécifiques sont nécessaires :

  • En cas d’atteintes digestives notamment du colon : le coloscanner mettra en évidence les potentielles lésions digestives. Il s’agit de la réalisation d’un scanner abdomino-pelvien après remplissage du colon avec de l’eau à partir d’une canule dans le rectum. Il ne requiert aucune préparation particulière.
  • En cas d’atteintes rectales et/ou sigmoïdiennes, l’écho-endoscopie rectale est recommandée. Elle devra être de préférence effectuée par un gastro-entérologue.
  • Pour une suspicion d’endométriose urinaire, demandez un avis spécialisé couplé à un bilan des voies urinaires (échographie rénale, uro-IRM, etc.)

– La place de la laparoscopie (appelée aussi cœlioscopie)

La cœlioscopie demeure l’examen de référence dans le diagnostic de l’endométriose. Elle est le seul examen permettant de confirmer la maladie à 100 % grâce notamment à l’examen anatomopathologique des lésions retirées. Elle permet l’identification :

  • En direct des lésions d’endométriose (localisation, nombre) y compris des lésions superficielles non visibles à l’imagerie.
  • Des éventuelles adhérences fibreuses et cicatricielles.

Il faut noter qu’il n’y a pas lieu de réaliser une cœlioscopie dans le seul but de confirmer le diagnostic.

Comment se passe une cœlioscopie pour endométriose ?

Pratiquée sous anesthésie générale, la cœlioscopie est une technique chirurgicale qui permet grâce à une petite ouverture de la paroi de l’abdomen, d’accéder et d’explorer via un tube optique l’intérieur de la cavité abdominale ou pelvienne. Ces ouvertures vont permettre d’introduire des instruments spécifiques (pinces, porte-aiguilles, crochets, ciseaux, matériel de coagulation, etc.) et si besoin, de réaliser des actes de chirurgie. Le chirurgien peut procéder jusqu’à quatre petites incisions supplémentaires.

À la fois à visée diagnostique et/ou thérapeutique, la laparoscopie permet de prélever du tissu endométrial sur les lésions, en vue d’un examen anatomopathologique. Ce qui pose le diagnostic de certitude de l’endométriose. En même temps, elle permet de ponctionner un kyste ou encore de retirer les lésions visibles (c’est le côté thérapeutique de la laparoscopie). Pour ce faire, le chirurgien insuffle du CO2 à travers une petite incision de la paroi abdominale, qui va le distendre et donc le soulever. Une mini-caméra est alors introduite dans l’abdomen et est reliée à un écran visible en direct par les professionnels de santé. Son effet grossissant facilite la précision du geste chirurgical.

Le chirurgien va alors pouvoir examiner tous les organes en partant du foie, de la vésicule biliaire, du péritoine, de l’intestin grêle, du côlon, de l’utérus, des trompes de Fallope ou encore des ovaires. Il recherchera également les éventuelles lésions. Une fois l’intervention terminée, le CO2 est évacué. Cela peut-être plus ou moins douloureuse. Les petites ouvertures cutanées vont à leur tour, être refermées. Pour une opération de courte durée et en toute absence de complications, elle ne demande que trois(3) jours d’hospitalisation contre quelques semaines de convalescence. La durée de convalescence dépendra de tout un chacun.

Quelle est l’évolution de l’endométriose ?

L’endométriose est une affection chronique qui se développe tout au long de la période d’activité génitale de la femme. Par conséquent, à chaque cycle menstruel, les lésions prolifèrent, saignent et puis vont donner des cicatrices fibreuses. Comme la plupart des maladies, lorsqu’elle est non traitée, l’endométriose peut s’aggraver avec le temps. Si par contre, la patiente est sous traitement adéquat, les symptômes s’atténuent. Et d’emblée, les lésions régressent.

En revanche, il faut savoir que deux situations physiologiques peuvent cependant réduire les symptômes de la maladie. D’une part, la survenue de la ménopause qui soulage définitivement certaines femmes, et d’autre part la grossesse, qui soulage les femmes atteintes de manière temporaire.

Il faut savoir que la grossesse ne guérit pas l’endométriose. Elle tend à exacerber les symptômes de la maladie lors du premier trimestre de grossesse, ensuite permettre une accalmie jusqu’à l’accouchement. Ce mécanisme s’explique par la modification des hormones. Dès la reprise du cycle, les symptômes réapparaissent généralement.

Étant une pathologie gynécologique à caractère progressif, c’est-à-dire qui évolue dans le temps, on connaît quatre stades à l’endométriose. La plus utilisée est la classification de l’American Fertility Society (AFS) :

  • Stade 1 : endométriose minime
  • Stade 2 : endométriose modérée
  • Stade 3 : endométriose moyenne
  • Stade 4 : endométriose sévère

La définition du stade de l’endométriose tient compte de plusieurs critères, dont l’étendue des lésions (superficielle ou en profondeur), leurs dimensions et le nombre d’organes touchés. Il ne faut pas non plus oublier la présence d’adhérences ainsi que leur développement. Rappelons qu’il n’existe aucun lien entre l’intensité de la douleur et le type d’endométriose. Au même titre qu’une endométriose profonde, une endométriose superficielle peut aussi être très douloureuse.

Toutefois, il faut savoir qu’aujourd’hui, les 04 stades ont été abandonnés. On parle désormais de 3 types d’endométriose :

  •   l’endométriose superficielle (ou péritonéale)
  • l’endométriose ovarienne
  • l’endométriose pelvienne profonde (ou sous-péritonéale).

Quelles sont les complications de l’endométriose ?

  • Une des complications que l’on connaît à l’endométriose est la formation d’adhérences ;
  • Exceptionnellement, un pneumothorax apparaissant pendant la période des règles, en cas de lésions au niveau de la plèvre ;
  • Une infertilité dans les formes sévères d’endométriose, les lésions étant le plus souvent localisées au niveau du péritoine, des ovaires ou encore des trompes de Fallope.

Quels sont les principaux traitements de l’endométriose ?

Le traitement de l’endométriose n’a lieu d’être que lorsque les symptômes de la maladie impactent sur la qualité de vie des patientes c’est-à-dire en cas d’apparition de douleurs, d’infertilité ou encore d’endométriome (kyste). C’est donc sur les symptômes qu’il faut agir. Il faut savoir qu’il n’existe pas encore aujourd’hui de traitements définitifs de l’endométriose. La prise en charge de l’endométriose doit être individualisée en fonction des symptômes présentés par chaque patiente.

La récidive est beaucoup plus fréquente en absence de traitement médical. Voilà pourquoi le traitement médical est préconisé. Il en va ainsi d’un suivi médical régulier pour un ajustement thérapeutique si besoin. Mais il faut savoir que toutes les femmes ne récidivent toujours pas !

Le traitement de l’endométriose repose en effet sur la prescription de médicaments destinés à bloquer la production d’hormones féminines et aussi sur la chirurgie qui a pour but de retirer les lésions. Par ailleurs, en complément de la prise en charge médicale de l’endométriose, vous pouvez également recourir à des options thérapeutiques non médicamenteuses telles que l’acupuncture, le yoga, l’ostéopathie et bien d’autres.

Quels sont les différents traitements médicaux en endométriose ?

Avant d’entamer tout traitement médical, il faut au préalable consulter l’avis de la patiente.

Traitement hormonal.

Étant une maladie hormono-dépendante, le traitement médical de l’endométriose est basé sur la prise d’hormones. Le but du traitement consiste à priver l’organisme d’œstrogène, l’hormone qui entretient les cellules d’endomètres.  Les anti-oestrogènes vont en diminuant le taux d’œstrogènes, réduire les saignements endométriaux et faire en même temps, régresser les lésions. Dans cette optique, le traitement de base tend à provoquer une aménorrhée c’est-à-dire à empêcher la survenue des règles pour permettre le blocage de l’ovulation. Les ovaires vont alors se mettre au repos et cela contribue à soulager la femme atteinte de l’endométriose. Il faut alors prescrire :

  •   Soit une pilule en continu : les contraceptifs oraux combinés (œstrogène + progestatif)
  • Soit opter pour un stérilet libérant des progestatifs seuls. Il est à noter que les stérilets classiques (en cuivre ou sans diffuseur de progestatifs) sont contre-indiqués en cas d’endométriose.
  • Si la pilule ou le stérilet hormonal s’avèrent insuffisants pour contrôler les symptômes, le médecin peut proposer des analogues de la GnRH (hormone libératrice des gonadotrophines, des hormones qui vont stimuler les ovaires) : c’est la cure de ménopause artificielle. Il faut dans ce cas-là, obligatoirement associer ces médicaments à un progestatif et à un œstrogène en prévention du risque de développer une ostéoporose. Autre chose, ce traitement ne peut être prescrit durant plus d’un an.

Prise d’antalgiques.

Chez toute patiente souffrant d’endométriose douloureuse, il faut après évaluation globale de la douleur ainsi que de son retentissement sur la qualité de vie, proposer la prise d’antalgiques (Ibuprofène©, Paracétamol©) en vue d’atténuer les douleurs. Toutefois, la prescription d’AINS au long cours est absolument à éviter à cause d’importants effets secondaires gastriques et rénaux.

À quel moment faut-il recourir à la chirurgie dans le cadre du traitement de l’endométriose ?

Le recours à la chirurgie est indiqué dans le cas où il y a échec du traitement médical ou lorsque les lésions d’endométrioses induisent une infertilité. Le traitement chirurgical de l’endométriose peut :

  •   Soit être «conservateur» : seules les lésions d’endométrioses sont éliminées entre autres les kystes, nodules et/ou adhérences. Le chirurgien doit alors faire une exérèse totale pour éviter tout risque de récidive. Cette technique n’est en effet pas exempte de récidives survenant des mois voire des années après la chirurgie conservatrice, et ce, jusqu’à la ménopause.
  • Soit être « total» : dans ce cas de figure, le chirurgien procède à l’ablation de l’utérus et des ovaires. Cette chirurgie totale demeure jusque-là, l’unique alternative conduisant à la guérison définitive de l’endométriose.

Le moment propice pour procéder à la chirurgie dans le cadre du traitement de l’endométriose est d’attendre pile-poil la période où la patiente souhaite tomber enceinte. En fonction de la sévérité de l’endométriose, l’alternative à la chirurgie reste l’Assistance médicale à la procréation (AMP). Il existe en pratique plusieurs options thérapeutiques à savoir la stimulation ovarienne avec insémination intra-utérine et la Fécondation In Vitro (FIV).

Quels sont les risques de récidive après une chirurgie de l’endométriose ?

Le taux moyen de récidive après chirurgie est en moyenne de 20 % à 5 ans. Généralement, les médecins proposent un traitement hormonal en post opératoire afin de limiter les récidives. Cette décision appartient aux professionnels de santé et dépend du cas de chaque patiente.

La récidive implique-t-elle nécessairement une chirurgie ?

Instauré précocement, le traitement hormonal suffit généralement à contrôler l’endométriose. Mais même en cas d’éventuelles récidives, il faut éviter de recourir plusieurs fois à la chirurgie. Il ne faut pas oublier que cela favorise la formation d’adhérences postopératoires, également pourvoyeuses de douleurs. La prise en charge se fait comme cité supra, au cas par cas. Elle sera fonction de la localisation des lésions d’endométrioses, de l’intensité des douleurs, mais surtout du désir de grossesse ou non de la patiente.

Quel est le suivi médical après l’opération de l’endométriose ?

Si le traitement médical suffit à améliorer la qualité de vie, la surveillance par imagerie ou le dépistage d’un cancer des ovaires ne sont pas indispensables.

Comment soigner l’endométriose naturellement ?

À part l’usage d’anti-inflammatoires, le recours aux traitements hormonaux ou encore l’ablation des lésions d’endométrioses par la chirurgie, vous pouvez également recourir à des solutions naturelles pour soulager l’endométriose. Mais il faut souligner que ces moyens ne guérissent pas la maladie, ils servent tout simplement à soulager temporairement la douleur. Pour tout besoin de consultation ou de suivi, il vous suffit de consulter l’annuaire des professionnels de santé spécialistes de l’endométriose.

• Soulager la douleur de l’endométriose par le yoga

La pratique du yoga contribue aussi à diminuer les sensations de douleurs. D’ailleurs, il est particulièrement recommandé aux femmes atteintes d‘endométriose. En ayant une meilleure connaissance du corps et de soi, mais également une meilleure gestion du souffle grâce aux exercices sur la respiration, le yoga pourrait en effet aider à vivre mieux avec l’endométriose. La production d’endorphines qui se libèrent après l’activité physique et le massage des organes induits par certaines postures aideraient à la gestion de la douleur pour faire face aux crises.

Il existe des postures spécifiques pour celles atteintes d’endométriose : le yoga des hormones. Cette pratique combine des exercices de respirations aux exercices de Hatha Yoga ainsi que de Kundalini Yoga. Le tout dans le but de rééquilibrer les glandes endocrines et réguler la production des hormones.

• Soulager la douleur de l’endométriose grâce aux médecines alternatives

SOPHROLOGIE

La sophrologie est une approche psychocorporelle qui permet grâce à la détente musculaire, la relaxation ou encore la respiration d’entrer en harmonie avec son corps au moment où il est perçu comme hostile. Cela permet ainsi de renouer avec sa vitalité. Si elle est rarement prescrite par les professionnels de santé, la sophrologie a des effets immédiats en permettant au corps de regagner de la fluidité.

En outre, elle donne également l’impression que les lésions endométriales se sont vite rigidifiées. Toutefois pour parvenir à obtenir cet effet, elle doit se pratiquer de manière régulière. Vous n’avez pas à forcément à s’adonner à de longues séances, quelque quinzaine de minutes suffira. Cette pratique vous permet d’acquérir la notion de ‘‘présence à soi » dans une conscience de votre corps. Cette présence vous procurera, par ailleurs, une sensation de contrôle de soi et par conséquent de son corps face à la maladie.

ACUPUNCTURE

Sur la base des études publiées, l’acupuncture est un complément valable qui peut aider à soulager la douleur liée à l’endométriose. En plus de ne pas présenter d’effets secondaires, elle réduit l’intensité de la douleur. La réflexologie palmaire ou plantaire, le Tai-Chi, le Qi Gong, le shiatsu, le Do-in représentent tous des options empruntées à la médecine chinoise.

OSTEOPATHIE

L’ostéopathie est également un excellent moyen pour soulager les douleurs de l’endométriose. Cette thérapie agit en redonnant du mouvement à toutes les structures immobiles. En effet, comme expliqué supra, l’endométriose restreint les mouvements mécaniques des organes. Cette immobilité sous-entend l’apparition de sensation de douleur étant donné que certains organes ne bougent pas. À travers des techniques douces, l’ostéopathie tend à relâcher toutes les tensions subies par les viscères, le bassin, ou les lombaires.

En d’autres termes, l’ostéopathe favorise un maximum de mouvement afin de générer moins de souffrance. Elle ne guérit pas l’endométriose, mais aide à mieux vivre avec la maladie. Le caractère cyclique de la maladie fait que les douleurs réapparaissent tous les mois, mais avec des crises moins intenses.

• Soulager la douleur par la phytothérapie et l’homéopathie

HOMEOPATHIE

L’homéopathie ralentit la croissance du tissu endométrial et atténue ainsi la douleur. Les remèdes homéopathiques peuvent en effet guérir l’endométriose. Ces médicaments homéopathiques vous sont cités à titre informatif, demandez toujours conseil à votre médecin avant d’instaurer une quelconque molécule médicamenteuse. Évitez autant que possible de faire de l’automédication. Platina par exemple, est connu pour apporter un grand soulagement au cours des douleurs, notamment lorsque celles-ci se situent au niveau de l’utérus. Les résultats s’avèrent significatifs en termes de bien-être. Plusieurs molécules existent sur le marché dont les plus couramment utilisés sont Belladonna 9 CH, Lilium tigrinum 5 CH, Actaea racemosa, Chamollilla vulgaris ou encore Colycynthis.

PHYTOTHERAPIE

Si l’on s’intéresse aux plantes dans le traitement de l’endométriose, c’est principalement grâce à leur action au niveau hormonal. Celles aux vertus phytoprogestatives (dont l’activité est similaire à celle de la progestérone) sont le plus couramment utilisées. Citons entre autres l’alchémille (Alchemilla vulgaris) ou encore le gattilier (Vitex agnus-castus).

Attention : en cas de protocole de fécondation in vitro (FIV), il faut stopper toutes les plantes phytoprogestatives pour éviter d’interférer avec le traitement contre l’infertilité.

Les plantes anti-inflammatoires et antidouleurs pourront quant à eux, être continués. Le Curcuma est connu pour être un puissant anti-inflammatoire surtout grâce à la curcumine, un composant fortement antioxydant, ce qui contribue à son efficacité. Elle inhibe la prolifération de cellules utérines indésirables. Les huiles essentielles d’estragon et de muscade d’Afrique sont les plus plébiscitées pour soulager l’endométriose. On peut également citer le copaïba, l’argousier, la brunelle, l’ail ou encore de l’armoise japonaise. Appliquez-en plusieurs fois par jour pour masser le bas ventre et bénéficier de leurs vertus anti-inflammatoires et antispasmodiques. La bouillotte peut, elle aussi, renforcer l’efficacité de la synergie.

• Soulager la douleur de l’endométriose en adoptant une alimentation anti-inflammatoire et hypotoxique.

Ce régime consiste à consommer une alimentation dite anti-inflammatoire. L’objectif est d’influencer l’activité inflammatoire du corps pour ainsi limiter les douleurs ainsi que l’intensité des crampes. Pour ce faire la consommation de la viande rouge est proscrite au profit des viandes blanches. Manger à la place à un rythme plus régulier des poissons et des crustacés.

Réduisez les produits transformés riches en graisses saturées, en additifs et conservateurs, en produits sucrés ou laitiers (pains, pâtes, gâteaux, sauces, etc.). Limiter le gluten de son alimentation favoriserait un meilleur confort digestif et soulage alors les douleurs abdominales liées à l’endométriose. La caséine, principale protéine contenue dans le lait, est très souvent mal tolérée par le système immunitaire. Elle provoque une réaction inflammatoire et augmente alors l’apparition de douleurs. Inclure les produits céréaliers à index glycémique bas dans votre ration quotidienne c’est-à-dire des céréales complètes ou semi- complètes.

L’alcool est aussi à bannir en cas d’endométriose parce que l’alcool peut faire varier les taux d’hormones dont précisément le niveau d’œstrogène dont est sensibles les lésions d’endométrioses.

Augmenter également votre consommation de fruits et légumes à raison de 500 grammes par jour. Privilégier une alimentation riche en fibres (les fibres se lient aux complexes sels biliaires/œstrogènes et empêchent ainsi leur réabsorption par le cycle entéro-hépatique. En d’autres termes, elle réduit la concentration en œstrogènes).

Privilégier également les légumes secs, les oléagineux, les bonnes graisses, les légumes lacto-fermentés (la choucroute) ou encore les épices anti-inflammatoire et antioxydante comme le curcuma ou encore la cannelle. « La cannelle de Ceylan ou de Madagascar » est meilleure par rapport à « la cannelle moulue de supermarché ». Le thé vert bio déthéiné possède également une action anti-endométriose.

Il faut noter que ces différentes solutions nécessitent plusieurs semaines voire des mois de traitements pour être efficaces.

Un moyen très efficace pour atténuer la douleur en quelques minutes

Le saviez-vous qu’il existe aujourd’hui un autre moyen immédiat pour soulager efficacement vos sensations de douleurs sans recourir aux médicaments ? Elle éradique d’un coup les règles douloureuses ou encore les fortes douleurs apparues lors des crises liées à l’endométriose. Il s’agit de la ceinture menstruelle Bye Pain™. C’est un appareil qui associe l’effet de la chaleur et de la vibration pour favoriser une rapide circulation du sang. La ceinture menstruelle Bye Pain™ calme ainsi instantanément toutes douleurs utérines qui soient.

Qu’elles soient liées aux menstruations, à l’endométriose ou à la dysménorrhée… Tout disparaît en seulement quelques minutes. Cette solution est très pratique, car elle vous permet de reprendre vos activités et vous évite des absences. Son autre atout, elle se porte en toute discrétion sous un vêtement. Ni vu ni connu !

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